À l’heure où l’on découvre aussi Henri écrivain à travers son immense correspondance, le roi devient objet d’étude inépuisable pour les historiens et les romanciers du siècle.
Henri est au cœur de 29 biographies dans la première moitié du XIXe siècle. Jules Michelet, le grand historien du XIXe siècle, lui consacre même deux volumes de son Histoire de France (La Ligue et Henri IV et Henri IV et Richelieu) montrant ainsi l’importance du personnage dans l’Histoire du pays. Sa vision du grand roi évolue eu cours des années : sceptique au début (« […] Il fit tout, créa tout. La France rien. Telle est la justice légendaire et l’idolâtrie stérile qui attribue tout au miracle de la chance, au hasard des dieux »), elle est par la suite bienveillante car « ce roi singulier, unique, […] fit désirer à tous d’être Français ».
Parallèlement à l’entreprise scientifique, Henri IV intéresse également les romans historiques. Henri devient un personnage central de certains ouvrages, aux côtés des héros de fiction. Alexandre Dumas s’en est saisi pour écrire une trilogie qui commence avec La Reine Margot (1845) et se poursuit avec La Dame de Montsoreau (1846) et Les Quarante-Cinq (1848). Henri y apparaît en héros moderne et prédestiné. Par la suite, d’autres auteurs s’engouffrent dans la brèche, tel Pierre-Alexis Ponson du Terrail dans La Jeunesse du roi Henri. Ici, c’est le caractère populaire et gascon du personnage qui est magnifié, comme pour mieux souligner son humanité.