Nérac, capitale du duché d’Albret, est peuplée d’environ 15 000 habitants au XVIe siècle.
Lieu de résidence favori de la famille des Albret, le château et son jardin (jardin du roi et garenne) offre un charme incomparable qui plait beaucoup à Henri d’Albret, Marguerite de Navarre et plus tard à Marguerite de Valois. La ville est très tôt gagnée aux idées nouvelles. Avec la bienveillance de son frère François Ier, Marguerite de Navarre en a fait, dans la première moitié du XVIe siècle, un lieu de refuge pour tous les persécutés de la foi, réformateurs ou réformés. Plus tard, Marguerite de Valois, épouse d’Henri, entretient une cour brillante ou se pressent poètes (Du Bartas), écrivains (Montaigne) et artistes dans une atmosphère de paix religieuse puisque Henri y fait coexister conseillers protestants et catholiques. L’apogée de cette cour se situe en 1578-1579, lorsque Catherine de Médicis vient à Nérac négocier avec Henri de Navarre un des textes de pacification qui inspirera l’édit de Nantes (traité de Nérac, février 1579).