La Ligue fait référence à l’association créée en 1576 en Picardie, regroupant des catholiques mécontents de l’édit de Beaulieu, jugé trop favorable aux huguenots.
Ce regroupement prenait ses racines dans une multitude d’associations ou « syndicats » nés dans plusieurs villes de France dès le début des années 1560 pour défendre le catholicisme intransigeant et « extirper l’hérésie » du royaume. La Ligue de 1576 est réactivée par les Guise en 1585 avec le traité de Joinville qui officialise la création d’une « Sainte Ligue perpétuelle, offensive et défensive », appelée également « Union » ou « Sainte Union », soutenue par l’Espagne. Devenue très puissante, notamment à Paris où la population fanatisée la soutient, la Ligue oblige même Henri III à fuir de sa capitale lors de la « journée des Barricades » (12 mai 1588). Après la mort d’Henri III, la Ligue concentre ses efforts contre Henri IV, l’empêchant de rentrer dans Paris à plusieurs reprises. Il faut attendre son abjuration et son sacre, la défaite des Espagnols et la soumission de Mercœur pour voir les derniers feux de la Ligue s’éteindre en France.